L'oeil de Pat de Verre, Ca' Lucia, Pat de Verre's eye.

photos et mosaïques de voyages, pictures and mosaics of trips.

21 mai 2008

La rouille

Maxime Le Forestier - La rouille

La rouille

L'habitude nous joue des tours :
Nous qui pensions que notre amour
Avait une santé de fer.
Dès que séchera la rosée,
Regarde la rouille posée
Sur la médaille et son revers.

Elle teinte bien les feuilles d'automne.
Elle vient à bout des fusils cachés.
Elle rongerait les grilles oubliées
Dans les prisons, s'il n'y venait personne.

Moi, je la vois comme une plaie utile,
Marquant le temps d'ocre jaune et de roux.
La rouille aurait un charme fou
Si elle ne s'attaquait qu'aux grilles.

Avec le temps tout se dénoue.
Que s'est-il passé entre nous,
De petit jour en petit jour ?
À la première larme séchée,
La rouille s'était déposée
Sur nous et sur nos mots d'amour.

Si les fusils s'inventent des guerres
Et si les feuilles attendent le printemps,
Ne luttons pas, comme eux, contre le temps.
Contre la rouille, il n'y a rien à faire.

Moi, je la vois comme une déchirure,
Une blessure qui ne guérira pas.
Notre histoire va s'arrêter là.
Ce fut une belle aventure.

Nous ne nous verrons plus et puis...
Mais ne crois pas ce que je dis :
Tu sais, je ne suis pas en fer.
Dès que séchera la rosée,
La rouille se sera posée
Sur ma musique et sur mes vers.

Paroles: Kernoa. Musique: Maxime Le Forestier   1973 "Mon Frère"
© 1973 - Éditions de Misère

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14 mai 2008

Heureux qui comme Ulysse

Ulysse

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village,
Fumer la cheminée et en quelle saison
Mais quand reverrai-je, de mon petit village,
Fumer la cheminée et en quelle saison,
Mais quand reverrai-je ?
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine,
Plus mon Loir Gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la douceur angevine.
Mais quand reverrai-je, de mon petit village,
Fumer la cheminée et en quelle saison,
Mais quand reverrai-je ?
J'ai traversé les mers à la force de mes bras,
Seul contre les Dieux, perdu dans les marais
Retranché dans une cale, et mes vieux tympans percés,
Pour ne plus jamais entendre les sirènes et leurs voix.
Nos vies sont une guerre où il ne tient qu'à nous
De nous soucier de nos sorts, de trouver le bon choix,
De nous méfier de nos pas, et de toute cette eau qui dort,
Qui pollue nos chemins, soit disant pavés d'or.
Mais quand reverrai-je, de mon petit village,
Fumer la cheminée et en quelle saison,
Mais quand reverrai-je ? Mais quand reverrai-je ?
Mais quand reverrai-je ? Mais quand reverrai-je ?
Mais quand reverrai-je ?

Album: L'ange de mon démon. 2007.
Ridan sur la Toile: http://www.ridan.com/

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25 avril 2008

Mon amie la rose


On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l'a dit ce matin
A l'aurore je suis née
Baptisée de rosée
Je me suis épanouie
Heureuse et amoureuse
Aux rayons du soleil
Me suis fermée la nuit
Me suis réveillée vieille

Pourtant j'étais très belle
Oui j'étais la plus belle
Des fleurs de ton jardin

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l'a dit ce matin
Vois le dieu qui m'a faite
Me fait courber la tête
Et je sens que je tombe
Et je sens que je tombe
Mon cœur est presque nu
J'ai le pied dans la tombe
Déjà je ne suis plus

Tu m'admirais hier
Et je serai poussière
Pour toujours demain.

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Est morte ce matin
La lune cette nuit
A veillé mon amie
Moi en rêve j'ai vu
Eblouissante et nue
Son âme qui dansait
Bien au-delà des nues
Et qui me souriait

Crois celui qui peut croire
Moi, j'ai besoin d'espoir
Sinon je ne suis rien

Ou bien si peu de chose
C'est mon amie la rose
Qui l'a dit hier matin.

Françoise Hardy

Posté par Pat_de_verre à 11:24 - L'oreille en coin - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 février 2008

Au cafe des delices

La délicieuse et fraîche interprétation de Gaëtane

Au cafe des delices - de Patrick Bruel -

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09 février 2008

Blues Brothers - Everybody Needs Somebody

Suite de l'article "Bleu".

The Blues Brothers, John Belushi (alias le chanteur Jake Blues) et Dan Aykroyd (alias le joueur d'harmonica Elwood Blues), créent  et leurs identités alternatives au début de 1976 pour chauffer le public de SNL.

Jake et Elwood sont appuyés par des gens de qualité, comme le guitariste Steve Cropper, le bassiste Donald « Duck » Dunn et Matt « Guitar » Murphy.

Le film  "Blues Brothers", réalisé par John Landis, sort sur les écrans de cinéma en 1980, avec les apparitions d'Aretha Franklin, James Brown, Cab Calloway, Ray Charles, John Lee Hooker, Carrie Fisher, Frank Oz, Steven Spielberg, John Candy, Joe Walsh, Pinetop Perkins, Chaka Khan, Curtis Mayfield et Paul Reubens. Le film se déroule à Chicago. (cf.Wikipedia)

Posté par Pat_de_verre à 01:21 - L'oreille en coin - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 février 2008

Shame, shame, shame

70's - Shirley & Company - Shame, Shame, Shame

Posté par Pat_de_verre à 18:02 - L'oreille en coin - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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